La forêt urbaine

(Ou le printemps à Paris)

Les choses sont sensées commencer par le début. Une heure de départ est donnée impliquant de partir en vérité plus tôt. Le début a donc un antécédent, ce qui fait vaciller son statut de début. L’épisode précédent consiste en l’occurence à descendre le long d’un boulevard désert en cette heure : il revient à passer au pied de la porte de Halle, à sentir les parfums printaniers qui s’occupent de couvrir les remugles d’urine (les parfums printaniers, au travail dès l’aube) pour aboutir finalement sur les quais et monter dans un train. Le train pour une fois. Du luxe cette fois : départ à 6h23. Un Flixbus doit être sur le point de partir, lui aussi, en cette heure. Bus dans lequel de coutume vous auriez posé votre chausson. Ballerine de Degas que vous êtes. Paris en vue aidant. Vous serez à Paris avant lui. Pas même le temps de méditer, une tartine de choco à la main.

Robert Walser donne l’impression d’être un alter ego de Valéry Larbaud. Ils ont une même manière de marivauder. Mais la carte est vue à l’endroit par l’un, à l’envers par l’autre. Il paraît que dans un tirage de tarot cela a de l’influence, cela fait basculer votre destin. Walser va donc, sur les chemins. Il est monté dans le même Eurostar que vous. Valéry Larbaud se trouvant deux wagons plus loin, ce qui est bien entendu un accident de l’histoire. Mais accident de l’histoire, nous le sommes tous si l’on prend la peine de sonder les temps qui nous habite. Nos débuts. Ce qui a précédé nos débuts. Dans le chapitre intitulé Lettre d’un peintre à un poète, Walser précise ceci : « Comme je me réjouissais à l’avance d’aller avec toi voler des poires, expédition qui manque de charme quand on l’entreprend en solitaire, alors qu’à deux, c’est un passe-temps de choix. »

Poète je ne suis, mais peintre, elle est. Et quelque part, elle n’est pas là. Elle est là sans y être, alors que je me serais réjoui d’aller voler des poires en sa compagnie. Mais ce n’est pas un fruit fréquent au printemps dans les faubourgs parisiens. Même si à Aubervilliers, dans l’optique de « réensauvager » la ville, ils ont créé ce qu’ils nomment une « forêt urbaine », soit une nouvelle variante du jardin à la française, où les bambous sont un peu plus libres qu’ils ne l’étaient autrefois. La peintre s’est embrigadée (notez la démarche volontaire) dans cette nouvelle fabrique d’artistes qu’est l’usine Poush. Ou plutôt devrait-on dire les bureaux Poush, puisque tels sont les bâtiments investis par cette association dont on dit qu’elle fait « bouger Paris ». L’association mise sur les baux précaires. Et la voilà dans deux tours d’immeuble, à Aubervilliers. Ils ont casé là-dedans deux cents artistes, deux cents « créatifs ». Dans le monde de l’entreprise, on parle de créatifs plutôt que d’artistes : cela fait art employé, c’est plus sérieux. Et tout est là qui invite à user de ce vocabulaire : un ascenseur, des plateaux, des fenêtres donnant sur tout Paris, une mauvaise isolation, rendant le lieu tantôt trop froid, souvent trop chaud du fait d’un effet de serre. Les entreprises n’y séjournent plus. Le télétravail a laissé ces immeubles vides et les propriétaires se voient contraints de s’en remettre aux artistes. C’est vous dire leur désarroi. Sur les portes des boxes qui ont été créés, on indique votre nom. Peut-être sommes-nous aux courses qu’Hemingway fréquentait ? Derrière ces portes renaclent peut-être des chevaux dont l’objectif serait de se classer. Ne reste plus qu’à miser sur l’un d’entre eux. Ce qui est un sport auquel se prête des amateurs, qui viennent flairer là le bon coup. Être à Poush, dit-on, donne du crédit dans le milieu. Sur la porte de notre peintre qui est là sans être là, qui est absente en sa présence, il n’y a cependant qu’une feuille blanche. De la même eau qu’une amnésie, que des mots se perdant dans la bouche envahie d’eau d’un noyé.

L’immeuble date vraisemblablement des années 1980. Parlaient-ils déjà d’open space à l’époque ? Un artiste travaille-t-il mieux dans un open space, ou dans un espace clos ? A la campagne ou en ville ? Seul ou en compagnie ? Quand il investit pleinement son destin de créatif, ou quand il ronge son frein dans l’un de ses emplois alimentaires? Quand il est en tout ou quand il est en parties ? La peintre en question vient pour sa part de la campagne italienne. De Schio. Même ville que mon ami Matteo, qui n’est pas tant un peintre qu’un homme de la préhistoire brûlant des photographies et des cierges, sur fond d’ambiance noise. Aux faubourgs de Paris succèdent d’autres faubourgs. Aux confins des faubourgs de Schio débutent des forêts sèches, noueuses. Il y a une maison en ruine dans laquelle elle jouait, enfant. Notre peintre vient d’une famille d’imprimeurs. Il a fallu qu’elle s’en émancipe. « Ou es-tu donc, lui dit son père en pleine nuit au téléphone ? Ne vois-tu pas que tu as tout ce dont tu as besoin, ici, au pays ? Un travail, une famille ? Ailleurs, tu as tout à perdre ». Mais la peintre se sent prise de nécessité de partir sur les grands chemins, comme Robert Walser. Et d’aller à Paris pour alimenter un fantasme parisien début de siècle qui semble persister. Qui persistera d’autant mieux qu’on se trouvera loin de l’objet du dit fantasme. Notre peintre aperçoit Robert Walser en train de parler d’un poète et d’un (d’une) peintre. Elle arrive dans son dos, sans qu’il ne la voit ; elle lui tapote l’épaule :  « Eh, toi, ciao !». Et Walser de sursauter, frôlant l’infarctus ! De l’imprimerie, elle semble avoir gardé le goût des encres lourdes, brunes, noires, dans les masses desquelles il faut ménager des ouvertures vers la clarté, vers la lumière. Cette peintre italienne veut s’intégrer dans la culture française. Elle veut s’acclimater. Elle veut se laisser gagner par elle, faire son initiation poétique, connaître un adoubement. Je fais de même, en Italie : un pays dont on est jamais sûr d’être aimé. Elle a lu le Bleu du ciel de Georges Bataille, et elle voit une équivalence entre ce livre et ses trouées. Quand on est au seuil d’une culture, d’une langue, et qui plus est quand on est artiste, on a cette candeur. Il suffit d’un rien, d’un titre. Il suffit d’un galet ramassé sur le chemin. Quitte à le voir tel qu’il n’est pas. Mais qu’à cela ne tienne, puisque créer est un baptême. D’un geste, on intronise. Et l’eau de se ménager un nouveau passage.

Notre peintre de Schio est loin de chez elle dans ces faubourgs d’Aubervilliers, mais son lieu d’origine la suit à la trace. Il ne se gêne pas pour ressurgir en pleine lumière, éclaircie, trouée. La peintre manipule tout un vocabulaire de formes désuètes. Des ornements, tels qu’on les sculptait dans des bois noueux, pour flanquer des têtes de lits. Et tous ces dessins à main levés exécutés sur les marges des tasses et assiettes de porcelaine. C’est tout ce qu’elle a emmené à Paris, ou presque : des bagages invisibles. Et moi de partir, avec sur les lèvres le goût de quelque thé imaginaire, bû à petites gorgées dans l’une des ces tasses immatérielles. Et moi de disparaître, dans la forêt urbaine, parmi les bambous d’Aubervilliers, où se dresse quelque ruine d’un amour avorté il y a bien des années.

Il s’agit ensuite d’aller à la Bourse de commerce qui n’a rien d’une ruine, et qui a tout de l’open space. C’est amusant, je n’y suis jamais allé. Mais c’est comme si je m’y étais déjà rendu. En ce sens que la programmation ressemble à s’y méprendre à celle de la Punta della Dogana à Venise. On prend les mêmes artistes, les mêmes approches thématiques, le même architecte, et on recommence. Comme Pompidou est fermé et que cette Bourse est fort bien située, cela ne désemplit pas. Résultat, j’entends plus tard un visiteur, parvenu à l’entrée du Palais de Tokyo demander : « Et c’est aussi un lieu fondé par monsieur Pinault ? ». Cela doit être cela ce qu’on nomme s’imposer. Tadao Ando a mieux réussi son coup ici qu’à Venise. Il faut dire que le bâtiment préexistant le porte beaucoup. J’ai comme l’impression qu’Ando doit être un peu soutenu pour exister. Et pour ce faire, mieux vaut une rotonde flanquée de sa verrière et de sa fresque épique d’antan qu’un entrepôt vénitien charpenté, rétif à la reconversion. L’inclinaison d’Ando consiste à élever. Il semble donner une impulsion qui tire physiquement vers le haut. Ce qui peut ne pas convenir à l’art qui n’a pas toujours envie de faire des étirements. On a comme l’impression confuse que la mayonnaise ne prend pas. L’art qu’on expose dans les espaces vénitiens et parisiens d’Ando semble peiner à chanter de concert avec lui.  Cela semble tenir à une sorte de majesté glacée, faisant que l’espace soit semblable à une banquise sur laquelle tout glisse, rien ne tient. Les expositions étant parvenues à s’accorder à la Punta della Dogana ou au Palazzo Grassi se comptent sur les doigts d’une main. La faute aussi aux lieux d’origine, ayant leur personnalité et ne souhaitant pas nécessairement se coltiner de l’art du présent.

Il n’y a pas grand chose à dire des efforts curatoriaux engagés à la Bourse de commerce. Les clefs de lecture que cette institution dépose sur la table pour lire des ensembles d’oeuvres ne sont pas inintéressantes en soi. Cela donne toujours l’occasion aux commissaires de s’amuser à associer tel ou tel artiste à leur thème, de façon diagonale, ce qui sait occasionner quelques instants de réflexion. Le problème est plutôt qu’une fois qu’on a ouvert la porte avec l’une des dites clefs, le tour est joué. Et il n’y a rien derrière la porte, sinon les oeuvres des artistes qui peuvent au demeurant parler d’autre chose. On se consolera en buvant ici et là un alcool fort et raffiné. Comme celui de Sigmar Polke par exemple, dont une imposante série de peintures (Axial Age, 2005-2007) est exhibée au rez de chaussée. Ici, l’artiste persiste et signe en sa chimie picturale qui est exploration des opacités et des lueurs de l’être. Sur de grandes toiles se mêlent les résines, feuilles d’or et d’argent, pigments toxiques, et autre malachite. Des figures de philosophes se tiennent debouts en bordure de ces champs picturaux sombres, comme pour mieux nous confirmer en quoi Polke prolonge l’effort de Caspar David Friedrich, accentuant tant et plus les ressorts profonds du romantisme. Qui relèvent de la Forêt noire plus que de la forêt urbaine. Encore que la démonstration de Polke soit de montrer en quoi nous jouons aujourd’hui notre être en relation avec l’espace non plus sauvage mais contaminé. Ce qui irait dans le sens de la forêt urbaine, pour le coup…

Les villes doivent être plus instables qu’il n’y paraît, à l’image de Paris qui semble s’être métamorphosée depuis les temps lointains où nous la fréquentions. La ville d’il y a vingt-quatre années est introuvable. Même la pierre a changé. On ne pourrait même affirmer ce qu’on dit, soit que la ville est plus verte, plus favorable aux cyclistes qu’autrefois. Quand bien même cela serait vrai. Formuler une telle comparaison  reviendrait à établir une continuité, un parallèle avec le passé. Or, le lien est inexistant. Sinon sous forme d’emblèmes vides. Telle zone, tel lieu, autrefois fréquenté, mais résonnant maintenant d’une toute autre manière. Comme si la dite ville avait été reconstituée artificiellement. Cette ville nouvelle a ses qualités. Reste que dans ses quartiers périphériques, elle reste soumise à ses violences urbanistiques et architecturales d’antan et que dans ses quartiers centraux, elle soit prise d’assaut par le tourisme. On ne sait presque pas où marcher. Le luxe s’exhibe volontiers, jusqu’à l’obscénité, tandis que des miséreux, toujours plus nombreux errent comme des âmes en peine.

Ce luxe ostentatoire et la richesse qui lui est corrolaire trouve un reflet dans la présence à Paris d’un poids lourd du marché de l’art new-yorkais en la personne de David Zwirner, un bon galeriste au demeurant, qui s’est installé dans l’espace occupé autrefois par Yvon Lambert. En ce printemps, il amène à Paris un morceau de l’actualité londonienne puisque ce n’est autre que la peintre Rose Wylie qui apparaît en ses cimaises. C’est une artiste d’un âge respectable, 92 ans, dont tout le monde parle à Londres du fait de sa rétrospective organisée à la Royal Academy of Art. C’est une figure détonnante, dont l’atelier chaotique n’a rien à envier à celui de Bacon, et ce n’est manifestement pas de la pose, mais bien le fruit d’un vécu, nécessairement extatique, avec le médium par définition maudit de la peinture. Son exposition parisienne est conséquente : de l’acabit d’un petit musée. On y passe son style en revue. Henri, Egypt… Bette, Bear est le titre de sa présentation qui découle d’un tableau du même nom, ou presque : Homage to Henri, Bette and Bear, 2026. Il s’agit en fait d’une oeuvre inspirée d’un tableau du Douanier Rousseau montrant un chasseur visant un ours occupé à effrayer une femme nue. Wylie transforme la femme nue en une jeune fille habillée jouant les effarouchées à laquelle elle confère les traits de l’actrice Bette Davis, soit la Belle. Et elle accentue encore l’aspect menaçant de l’ours, soit la Bête, en insistant sur ses pattes et griffes, toutes prêtes à étreindre la vulnérable créature. Une inspiration additionnelle venue à l’artiste après qu’elle ait vu un documentaire à la télévision dédié aux ours. Le tableau est peint avec une savante maladresse, et avec une savante véhémence.

Du texte surgit fréquemment dans les tableaux de l’artiste, commentant à la fois la peinture et son sujet sur un ton mi naïf, mi caustique. Le dandy anglais aura toujours une longueur d’avance sur les autres dandys du monde : désolé, Robert, Valéry. Presque chaque tableau est l’occasion de faire entrer en scène telle ou telle figure du monde médiatique, ou de l’histoire. Ils ou elles sont précipité.e.s sur le ring de la toile, une toile d’un blanc cassé. Il en résulte une drôle de peinture d’histoire. Une histoire vue par la lorgnette de la télévision, comme lorsqu’on assiste, sur le petit écran, au mariage de telle ou telle tête couronnée, en étant au demeurant loin de l’évènement. Les évènements du monde sont ainsi constamment inscrits dans un entre deux : là où ils adviennent, là où on prend connaissance d’eux par la télévision voire Internet (ce qui est au fond diablement actuel). Deux temps et deux lieux qui sont sensés coïncider mais qui semblent au final incompressibles. C’est cette rencontre impossible entre l’espace médiatique et l’espace domestique que la peintre met en scène. Et c’est la peinture qui emporte la mise, en ce qu’elle finit par capitaliser sur ce dialogue de sourds, se nourissant de toute la fantaisie ressortant de deux entités se parlant sans s’entendre. Comme en ces terres lointaines du troisième âge. C’est aussi une peinture qui met en scène le premier âge, soit une enfance qui sait se faire provocatrice et grinçante au travers de gestes, d’iconographies, de sujets. Entre Roald Dahl, Henri Darger et Balthus (pour ce qui est de l’enjeu de la séduction et de la sexualité qui ne sont pas peu de choses ici). Basquiat n’est pas très loin non plus, lui qui faisait une même synthèse de l’impossible en sa peinture pleine de ruptures et de reprises. Lui qui cherchait sans cesse à négocier dans sa toile les frictions qui pouvaient caractériser l’humanité. Frictions qui commençaient dans la rue, là, en bas de chez lui.

La grâce de cette exposition de Wylie advient dans ses moments au demeurant les plus simples, lorsque les rumeurs du monde médiatique et historique finissent par se faire lointaines et qu’il ne subsiste plus qu’une maison, perdue quelque part en Angleterre, à l’intérieur de laquelle une peintre sonde de sa rêverie la nuit qui tombe.

Le Palais de Tokyo revient dans la danse, non plus au prisme de l’hypotéthique emprise de Pinault sur ce lieu, mais plus simplement au terme d’une autre marche hébétée dans Paris, conduisant à ses escaliers de pierre blanche. Il vous faut accompagner le marathon de Paris qui a pris possession des bords de Seine en ce dimanche, ce qui ne fait qu’accentuer votre hébétude. Que cherchent ces personnes qui courent là en masse dans ce qui ressemble à une conquête avide de la ville, conquête aussi volontaire qu’artificielle, en ce que les quais de Seine seront rendus aux voitures, aussitôt la course terminée ? Comment sait-on se satisfaire d’un investissement aussi temporaire des lieux ? Pour quelle raison la douceur d’un rapport aux lieux se trouve ainsi soumise à conditions ? Je pose la question aux plantes et aux oiseaux qui font  ça et là leur vie en bord de fleuve n’obtenant de leur part que de vagues hochements de tête, signant sans doute autant leur admirable philosophie que leur résignation.

Il y a certainement beaucoup à dire des expositions présentées en ce printemps au Palais de Tokyo. Tant à dire, que les commissaires s’y emploient : des textes muraux, au demeurant très bien écrits, encadrent chacune des expositions. La thématique générale, qui traverse plusieurs expositions, est celle du handicap : un thème social évidemment très important qui mérite attention et débats. Il n’empêche qu’on en vient à se poser la question générale suivante : où va-t-on au juste avec ce modèle du centre d’art (ou musée) devenu lieu central de la réflexion sociale et politique ? Ce modèle est celui qu’adopte l’énorme majorité des institutions artistiques aujourd’hui. Il semble y avoir comme une obligation morale à y souscrire pour qui dirige de tels lieux. Par effet de mimétisme, on s’aperçoit que l’art lui-même en vient à se conformer à ce modèle : il se pré-institutionnalise. Il se rend disponible au discours institutionnel. Il s’instrumentalise volontairement. Il offre son corps à la science. Ce n’est certes pas un débat nouveau. Et on ne parviendra sans doute jamais à le résoudre, car bien entendu, les deux thèses se valent : la thèse d’un art inscrit dans le débat social, celle d’un art qui au contraire se débine. Peut-être avancerons-nous tout au plus la proposition suivante : que les commissaires actifs/actives dans ces institutions prennent de temps à autre des vacances. Qu’ils/elles laissent de temps à autre les souris danser. Les artistes ont leurs idées qui peuvent ne pas correspondre à l’air du temps. L’air du temps est climatisé. Pas le vent qui souffle là-dehors en bord de Seine, avec lequel s’amusent à jouer les hirondelles.

Yoann Van Parys

Poush, Paris

Journée pro

11 avril 2026

Clair-Obscur

Bourse de commerce, Pinault Collection, Paris

4/03-24/08/2026

Henri, Egypt… Bette, Bear

Rose Wylie

02/04-23/05/2026

Palais de Tokyo

Nouvelles expositions

03/04-13/09/2026

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