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Sommaire

Expérimenter le vivant. Aujourd’hui, de plus en plus, le spectateur est invité par l’artiste à s’investir physiquement dans le jeu. Ce retour, né il y a une petite dizaine d’années ne fait qu’augmenter avec le temps. L’impression c’est qu’in fine, le vivant, c’est à dire nous en tant que sujets expérimentateurs, serions devenus de facto les readymades d’une nouvelle révolution en art.  L’homme qui marche en couverture de numéro, valise à la main, nous renvoie en miroir une partie de nous-même. Il résume l’aventure de l’amateur d’art de cet été. En effet, 2017 aura été une cuvée exceptionnelle puisqu’en l’espace de cinq mois en bon touriste de l’art nous devions nous farcir la documenta, doublée entre Kassel et Athènes, Munster et bien sûr, l’incontournable Biennale de Venise, 57e du nom. Indépendamment de toutes les expositions de qualité qui fleurissaient un peu partout dans le sud de l’Europe. En tant que rédacteur de revue mon choix sélectif était difficile et ne pouvait couvrir qu’une partie des incontournables Biennales et Documenta. Une grande partie, non publiable dans ces pages par manque de place, est visible en ligne sur notre site. Le fil rouge de ce numéro est à chercher du côté de la phénoménologie. Il est né cet été du côté de la Fondation Venet, nichée au Muy en Haute Provence. En parallèle de l’expo principale dédiée au maître des lieux, une belle expo thématique autour de quelques artistes minimalistes américains a éveillé notre attention. Expérimenter physiquement l’approche spatio temporelle d’un espace est un plaisir absolu. L’installation de l’artiste américain Fred Sandback, magnifiquement remise en scène, a véritablement fonctionné comme révélateur. Grâce à quelques fils de laine de couleurs, tendus dans l’espace verticalement partant du plafond et horizontalement sur le sol dans des configurations variées, l’artiste délimite des territoires et nous invite physiquement à les transgresser. Franchir l’obstacle c’est un peu comme si on s’affranchissait subitement des frontières virtuelles de l’art pour entrer dans la vie. Ce lien avec la phénoménologie parsème le journal, notamment avec Stéphane Gilot, artiste liégeois émigré au Canada et qui là-bas a débuté une carrière internationale. Il nous explique qu’il recherche dans ses installations une participation active du spectateur. Pour cela, il crée des sas d’entrée sollicitant de la part des spectateurs des déplacements et mouvements du corps qui amènent ces derniers à requestionner la notion d’espace temps de l’exposition. Chez Raphaël Zarka qui bénéficie d’une expo au BPS22 à Charleroi, on parlera de phénoménologie urbaine. L’artiste français invite des skateurs à expérimenter ses sculptures, comme nous le raconte Catherine Callico dans son texte, une manière pour lui de souligner le dialogue entre la forme sculpturale et le geste du skateur.  Autre approche avec les performances dansées de Judith Kazmierczak. Un entretien avec la philosophe française Françoise Giromini, nous dévoile toutes les subtilités de la mise en relation spécifique avec les oeuvres que la performeuse dénomme résonances corporelles. La philosophe donne sa définition personnelle de la phénoménologie en nous la décrivant comme une science de l’expérience. Une définition qui pourrait convenir à l’artiste roumaine Geta Brătescu. Ses 200 dessins réalisés les yeux fermés sont là pour en témoigner. Colette Dubois nous en parle dans ce numéro.  Si, la phénoménologie nous entraîne quelquefois dans des rapports d’être au monde de type méditatif et contemplatif, comme vous le découvrirez dans le texte de Samuel Nicolai, elle peut aussi nous entraîner dans un autre type de rapports, plus angoissants et déstabilisants. Comme le pavillon Allemand à la Biennale de Venise ou comme le parcours labyrinthique de Gregor Schneider décrit par Louis Annecourt lors de sa visite au Skulptur Projekte de Münster.

Edito

2 Edito.Art Public Carolo, un texte de Catherine Callico 3 page d’artiste de Thierry Tillier 6 Raphael Zarka au BPS22, interview + texte Catherine Callico 8 /9 Effervescence musicale de la Jamaique, Veronique Bergen 10 Sans Monschau et Marl le « Skulptur Projekte Münster » n’existerait pas. Un texte de Luk Lambrecht . 12/13 Contre culture en France et en Italie, un texte de Veronique Bergen. Une expo à la Tate Liverpool, Romain Masquelier. 14 Un texte de Judith Kazmierczak sur l’oeuvre de Stephane Gilot. 14/15 Art , phénémologie et méditation, un texte de Samuel Nicolai. 15 Un entretien avec Michel Loriaux par Annabelle Dupret 16/17 Un recensement de « Skulptur Projekte Münster » par Yoann Van Parys. 18/19 Une visite à la Documenta par Yoann Van Parys 20 Geta Bratescu expose au MSK de Gand, un texte de Colette Dubois. 21 Biennale de Venise, pavillon belge, un texte de Pierre Philippe Hofmann. Installation d’Edith Dekindt à l’Arsenal, un texte de Gianni Stefanon. 22 “De nature en sculpture”, recensement d’une expo à la villa Datris par Michel Voiturier. 23 Les sculptures de Parvine Curie au Musée Campredon, un texte de Michel Voiturier. 24 Un entretien avec Bruno Decharme par Annabelle Dupret 28 Entretien avec la philosophe Françoise Giromini, sur les performances dansée de Judith Kazmierczak par Lino Polegato. 29 Mondialité, Luk Lambrecht revient sur l’expo dans la Villa Empain. 30/31 Visite en images de la Biennale de Venise avec quelques commentaires de Lino Polegato. Interview d’Erwin Wurm au Pavillon Autrichien, et interview d’Alaster Pechy concernant l’inauguration en off du premier Pavillon d’Echec dans le cadre de la Biennale de Venise. 32 Un temps san âge, la chronique d’Aldo Guillaume Turin.  33 Page d’artiste de Renaud Codron, mots croisés. 34 Les météorites digitales de Daniel Dutrieux, un texte d’Alexia Creuzen. Une belge en italie, sur l’oeuvre de Sandrine Morgante, un texte d’Anna Ozanne.

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