MONS L’artifice prêche pour LaChapelle

"after-the-deluge" David-Lachapelle photos-Rino Noviello

Des photos monumentales retrouvent la dimension et la composition de toiles d’autrefois. Elles sont à la fois pastiches et actuelles puisqu’elles produisent de la dérision et de la contestation. Elles s’avèrent nées d’abord de l’artifice, de la mise en scène, de la sophistication.

Impressionnant ! La monumentalité des photos est saisissante. La profusion de leur contenant et de leur contenu aussi. Le questionnement qui s’en suit est inévitable. Sandra Caltagirone parle d’un créateur pratiquant l’oxymore : « baroque pop, néoclassicisme hip-hop, réalisme onirique, kitsch mystique, superficialité ontologique ».

Il est vrai que ce photographe louvoie entre, d’une part, image publicitaire à vocation de stimuler la vente d’un produit (objet matériel aussi bien qu’individu lancé dans l’exhibition publique) et, d’autre part, réminiscences puisées dans l’histoire de l’art. Louvoiement aussi entre courants éphémères des modes qui constituent l’univers des magazines à diffusion immédiate et pérennité des œuvres artistiques à travers les siècles appartenant à la catégorie des musées préoccupés de conservation à destination de toutes les générations présentes et à venir.

On a l’impression que LaChapelle s’efforce de montrer une certaine propension de notre société à fonctionner plus ou moins mal et il le fait à partir de modèles qui sont nourris de mythes ayant imprégné l’histoire des civilisations