Werner Moron

Artiste(s)

Werner Moron

Expo

Du 23 janvier au 14 février 2026

Vernissage le vendredi 23 janvier dès 18h

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L’Architecture de la Chance n° 5, L’Enfance.

En une seule peinture, Werner Moron crée une solide structure de bois composée de six panneaux de 2m40 sur 2m40 qui forme un volume pouvant être construit. Il peint les deux faces avec un côté nuit et un côté jour puis découpe cette architecture afin de produire une profusion qui peut se moduler à l’infini. 

En une seule peinture, intitulée 100.000$, Werner Moron se joue du monde de l’art et s’offre un grand guignol qu’il va oindre de 100.000 figures surgies du labyrinthe de son geste spontané, proche de l’écriture automatique.

En une seule peinture, aussi appelée L’Architecture de la Chance, Werner Moron jaillit en couleurs, s’appuyant sur cette structure solide et se donnant pour contrainte de côtoyer le mouvement de l’enfance, le jour et la nuit. Lentement, la magie opère et tels des panneaux de théâtre, les plaques peintes et découpées coulissent laissant apparaître des lucarnes anciennement habitées par des icônes à double faces. Ombres et lumières glissent sur les façades d’une maison pain d’épices, maison attrape-enfants gourmands où l’envers des sucreries abondantes se pare d’étrangeté. Là-bas, à l’intérieur, des anges, des oiseaux, des démons, des hommes, des machines, des femmes, et des bêtes féroces se dévoilent. Des corps s’étranglent, débordent et exposent leurs orifices perforés et leurs protubérances exubérantes. La maison est vice-versa hantée et enchantée, les multiples piafs en leurs ramages ne cessent de le claironner et toutes les écailles rouges et vertes, « couleurs illustrant les violentes  passions humaines » (Van Gogh, cité par Werner Moron) s’ébrouent, se détachent de la peau des panneaux et avant de devenir stèles crachent leurs feux follets. Dans la galerie, les petites pépites,peintes sur les grandes plaques de bois ou défilant sur des chemins de jardin suspendus, prennent aux tripes. Plus loin que la voix, des bulles phylactères restent blanches, vides et pantoises devant tant d’affolement de plumes, d’ailes, de sexes en gloire mais aussi devant tant de corps pliés, enchaînés, transportés, traversés, mécanisés, bestialisés, transpercés, endiablés, transgenrés, transmutés, transfigurés…

C’est que la porte est ouverte. Les friandises sont servies. Il est demandé de profiter de tous les possibles et de régaler les yeux innombrables. Cela ne coûtera rien.               Ou s’il est permis de rêver, ou de mentir, cela coûtera 100.000$.                                             Dans ce cas, un tiers de la vente reviendra à l’artiste, un tiers à la galerie et le dernier tiers à l’émergence des ZàdZones à détendre (projet socio-artistique produit par WM à venir).

Judith Kazmierczak

Où nous trouver?

Galerie Flux

  • 60, rue Paradis – 4000 LIEGE
  • Tél 04 253 24 65

Ouvert du jeudi au samedi de 16h00 à 19h00 ou sur rdv au +32496721339

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